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LA BOÉTIE
Discours de la servitude volontaire
Mémoire touchant l'édit de 1562

Référence : 978-2-84967-155-9
Disponible : oui
Statut : Nouveauté
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C’est en 1574 que paraît pour la première fois en français le Discours de la servitude volontaire, incomplet, tronqué, mutilé, sans nom d’auteur, dans Le Réveille-matin des François, et de leurs voisins. Composé par Eusèbe Philadelphe Cosmopolite, en forme de Dialogues, publié par Jacques James à Édimbourg, 192 pages. Il est disséminé au sein du Dialogue II, pages 182 à 190. En l’absence du manuscrit original qui est perdu, j’ai choisi d’établir le texte à partir de la première publication complète, au tome III des Mémoires de l’estat de France sous Charles neuvième, parues en 1577 chez Heinrich Wolf à Meidelbourg. La Boétie étant mort à trente-deux ans en 1563, il est vraisemblable que l’imprimeur a eu accès sinon au manuscrit, du moins à une copie récente et probablement plus proche de l’original que les copies ultérieures, qui présentent de nombreuses variantes dont certaines sont pour le moins douteuses, notamment celles établies à partir de 1789.
Afin que le Discours soit présenté dans la forme la plus originelle possible, j’ai reproduit le fac-similé de cette première édition complète en regard de la transcription actualisée (voir image exemple).
On trouvera en outre le Mémoire touchant l’Édit de janvier 1562, dans lequel La Boétie aborde les problèmes posés par les guerres de religion qui ravagent alors le pays, qui subsistent aujourd’hui sur la planète.
Dans le chapitre « De l’amitié » de ses Essais, Montaigne écrit : « Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitié, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. En l’amitié dont je parle, elles se mêlent et se confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si l’on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui, parce que c’était moi. »
Exécuteur testamentaire de La Boétie, Montaigne ne fera cependant pas paraître ces deux textes. Dans le chapitre « De l’amitié » (livre I, chapitre XXVII), il se justifie ainsi : « Parce que j'ai trouvé que cet ouvrage a été depuis mis en lumière, et à mauvaise fin, par ceux qui cherchent à troubler et à changer l'état de notre police, sans se soucier s'ils l'amenderont, qu'ils ont mêlé à d'autres écrits de leur farine, je me suis dédit de le loger ici. Et afin que la mémoire de l'auteur n'en soit intéressée en l'endroit de ceux qui n'ont pu connaître de près ses opinions et ses actions, je les avise que ce sujet fut traité par lui en son enfance par manière d'exercitation seulement, comme sujet vulgaire et tracassé en mille endroits des livres. Je ne fais nul doute qu'il ne crût ce qu'il écrivait, car il était assez consciencieux pour ne mentir pas même en se jouant, et sais davantage que s'il eût eu à choisir, il eût mieux aimé être né à Venise qu'à Sarlat, et avec raison. Mais il avait une autre maxime souverainement empreinte en son âme, d'obéir et de se soumettre très religieusement aux lois sous lesquelles il était né. Il ne fut jamais un meilleur citoyen, ni plus affectionné au repos de son pays, ni plus ennemi des remuements et nouvelletés de son temps ; il eut bien plutôt employé sa suffisance à les éteindre qu'à leur fournir de quoi les émouvoir davantage ; il avait son esprit moulé au patron d'autres siècles que ceux-ci. »
Le Discours et le Mémoire sont présentés ici sans commentaires de nature universitaire ou religieuse, afin de permettre l’accès le plus direct possible à cette anticipation géniale des questions de notre temps.
J.P.J.

PREFACE DE ROBERT MENARD
Maire de Béziers

Un livre au format 15cm x 21 cm de 158 pages.
Tirage limité.

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