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MAURICE MAETERLINCK
La Vie des insectes


Disponible : non
Statut : A paraître
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Le volume comprend :

La Vie des abeilles

La Vie des termites

La Vie des fourmis


« Je n'avancerai rien que je n'aie vérifié moi-même ou qui ne soit tellement admis par les classiques de l'apidologie que toute vérification en devenait oiseuse. Ma part se bornera à présenter les faits d'une manière aussi exacte, mais un peu plus vive, à les mêler de quelques réflexions plus développées et plus libres, à les grouper d'une façon un peu plus harmonieuse qu'on ne le peut faire dans un guide, dans un manuel pratique ou dans une monographie scientifique. »

« La vérité, c’est que nous répugnons à admettre qu’il se trouve sur cette terre d’autres êtres qui aient, par leur intelligence ou leurs qualités morales, les mêmes titres que nous à quelque importance spirituelle, à l’on ne sait quel rôle exceptionnel dans l’univers, à l’on ne sait quelle immortalité, à quels vagues et grands espoirs. Qu’ils puissent partager avec nous un privilège que nous croyons unique ébranle nos illusions millénaires, nous humilie, nous décourage. Nous les voyons naître, vivre, accomplir leurs humbles devoirs, puis disparaître par centaines de milliards sans laisser de traces, sans que rien ni personne s’en inquiète, sans qu’ils aient jamais atteint d’autre but que la mort. Nous ne voulons pas nous dire qu’il doit en être tout de même pour nous. Nous aimerions mieux que tout fût stupide, instinctif, automatique, irresponsable. Un jour nous apprendrons, comme tout ce qui vit avec nous sur ce globe l’a déjà fait, à nous contenter de la vie. Ce sera le dernier idéal, élargi par tous ceux qu’il aura résorbés ; et nous éprouverons peut-être, quand nous saurons nous y prendre, qu’il est suffisant et en tout cas aussi grand et moins décevant que la plupart des autres. »

« Dès que l’on pose des questions qui sortent du pauvre cercle, large comme une assiette, où nous passons notre existence, les réponses sont forcément incertaines, balbutiantes, primitives, contradictoires, et n’ont fait que quelques pas enfantins depuis l’origine des religions et des philosophies. Notre voix n’est assurée, péremptoire, notre pensée sans hésitation, que lorsqu’il s’agit de notre misère, de nos petites passions, de nos petits vices et de l’heure des repas. »

« Le grand signe qui nous sépare de tout ce qui respire, est-ce notre mécontentement ? N’exigeons-nous pas trop d’une planète de dixième, voire de dix-millième ordre ? Elle fait ce qu’elle peut, elle donne ce qu’elle a. Mais qui nous dit que les autres êtres qui la peuplent ne se plaignent pas également ? Sommes-nous seuls à espérer qu’il y ait mieux ? Est-ce cette pensée qui nous met à part ? »


« Arrivé à un certain point de la vie, on ressent plus de joie à dire des choses vraies que des choses frappantes. »

Maeterlinck


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