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Spinoza
Éthique


Référence : 978-2-911737-16-4
Disponible : oui
Statut : Nouveauté
-5%
41.05 €
39.00 €
Ayant expérimenté cette difficulté — une lecture attentive
exigeant en fin de compte de recopier petit à petit pratiquement tout
ce qui précède le passage lu — j’ai eu l’idée d’adopter une présentation
nouvelle du texte de l’Éthique : insérer en notes de bas de page,
immédiatement sous le passage en lecture, les renvois aux
démonstrations, propositions, définitions et axiomes précédents, le
texte des renvois y étant intégralement reproduit, sauf en cas de
longueur excessive, auquel cas la page où ils figurent est indiquée.
Un exemple (présentation traditionnelle) :

« Toutes les idées sont en Dieu (par la proposition 15, partie I), et en
tant qu’elles se rapportent à Dieu, elles sont vraies (par la proposition
32, partie II) et adéquates (par le corollaire de la proposition 7, partie II) ;
les idées ne sont donc inadéquates et confuses qu’en tant qu’elles se
rapportent à quelque esprit particulier (voir les propositions 24 et 28,
partie II). Par conséquent les idées tant adéquates qu’inadéquates
découlent de la pensée avec la même nécessité (par le corollaire de la
proposition 6, partie II) 1. »

Même exemple (nouvelle présentation) :

« Toutes les idées sont en Dieu 2, et en tant qu’elles se rapportent à
Dieu, elles sont vraies 3 et adéquates 4 ; les idées ne sont donc
inadéquates et confuses qu’en tant qu’elles se rapportent à quelque
esprit particulier 5. Par conséquent, les idées tant adéquates
qu’inadéquates découlent de la pensée avec la même nécessité 6. »

1 Éthique, démonstration de la proposition 36 de la partie II.
2 Par la proposition 15-I. [Tout ce qui est, est en Dieu ; et rien ne peut ni être, ni être
conçu sans Dieu.]
3 Par la proposition 32-II. [Toutes les idées, en tant qu’elles se rapportent à Dieu, sont
vraies.]
4 Par le corollaire de la proposition 7-II. [La puissance de penser est égale en Dieu à sa
puissance actuelle d’agir. En d’autres termes : tout ce qui suit formellement de l’infinie
nature de Dieu suit objectivement de l’idée de Dieu, dans le même ordre et avec la même
connexion.]
5 Voir les propositions 24-II et 28-II. [L’esprit humain n’enveloppe pas la connaissance
adéquate des parties qui composent le corps humain. | Les idées des affections du corps
humain, en tant qu’elles sont rapportées à l’esprit humain seulement, ne sont pas claires et
distinctes, mais confuses.]
6 Par le corollaire de la proposition 6-II. [L’être formel de cette sorte de choses qui ne sont
pas des modes de la pensée ne découle pas de la nature divine en vertu d’une connaissance
antérieure qu’elle a eue de ces choses, mais les objets des idées résultent des attributs dont
ils dépendent, et s’en déduisent de la même façon et avec la même nécessité que les idées
résultent et se déduisent de l’attribut de la pensée.]

Cet artifice typographique (car il s’agit d’un artifice) permet ainsi
de lire le texte de Spinoza :
— soit en retournant en bas de page aux renvois mentionnés, et
dans ce cas cette consultation est rendue aisée et rapide
— soit en n’y retournant pas systématiquement, et le texte apparaît
alors clairement, débarrassé des parenthèses et des variations
typographiques traditionnelles qui le hachaient, constituant d’ailleurs
elles aussi un artifice typographique dont rien ne permet de dire qu’il
correspondait à la volonté expresse de Spinoza, la première publication
de l’Éthique ayant été posthume et les manuscrits variant.

Un livre de 335 pages
Tirage limité

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