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SYLVAIN MARECHAL
Dictionnaire des athées anciens et modernes
suivi de Culte et lois d?une société d?Hommes sans dieu

Référence : 9782849670491
Disponible : oui
-5%
30.53 €
29.00 €
Sylvain Maréchal (1750-1803) est, avec Anacharsis Cloots, un des personnages les plus étonnants de la période révolutionnaire.
Écrivain, poète et pamphlétaire français. Fils d’un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l’âge de vingt ans il publie Bergeries, un recueil d’idylles dont le succès lui vaut d’obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin, dont il retirera une grande érudition. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Les thèmes utopistes de l’âge d’or qu’il reprend dans ses oeuvres sont parfois qualifiés d’« anarchisme utopique ».
Ses critiques du pouvoir absolu (Livre échappé du déluge, 1784) et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses œuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son Almanach des Honnêtes Gens (1788) où il substitue aux saints des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.
Sylvain Maréchal s’enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l’autoritarisme. Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu’à sa mort.
Voulant délivrer l’homme de toute servitude, Sylvain Maréchal, « l’homme sans Dieu », est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution Française. Dans Fragments d’un poème moral sur Dieu (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans Livre échappé au déluge et s’attaque à la religion, qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal Révolutions de Paris dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale.
Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l’athéisme avec le Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1799), où il fait la somme de tous les personnages susceptibles d’être considérés comme athées, depuis l’Antiquité jusqu’à son époque, ajoutant citations et commentaires.
Nous joignons à la suite son texte très rare de 1798 : Culte & lois d’une société d’hommes sans dieu.

« Nous avons recueilli non pas seulement les principaux sentiments des athées connus, mais encore une infinité de témoignages en leur faveur, d’autant moins suspects qu’ils sortent de la bouche ou de la plume de leurs adversaires. Nous avons surpris plusieurs théologiens de bonne foi débitant des maximes beaucoup plus philosophiques qu’ils ne pensaient, et rendant hommage à la pureté de conduite et d’intention des Hommes-sans-dieu. Disons aussi que beaucoup d’honnêtes citoyens et d’hommes instruits sont athées sans croire l’être. C’est qu’ils ne se sont pas avisés encore de tirer les conséquences et de faire l’application de certains principes qu’ils professent tout naturellement. Ajoutons : s’il n’y avait eu jamais de scélérats ni d’infortunés sur la terre, jamais on n’eût pensé à chercher un dieu dans le ciel. Tous les noms cités par nous n’appartiennent pas à des athées. Les véritables athées ne se trouvent point en aussi grand nombre. Mais j’ai cru pouvoir leur adjoindre des autorités prises chez leurs ennemis. Nous aurions pu multiplier à l’infini les citations qui accompagnent chacun des articles de ce dictionnaire. Les témoignages en faveur de l’athéisme formeraient toute une bibliothèque. Avec beaucoup plus de temps et de travail, le choix de nos citations eût été meilleur. Mais cette entreprise, dont nous ne donnons qu’une ébauche, suppose une lecture immense et réfléchie tout à la fois, ce qui semble surpasser les forces de l’esprit humain. »

Texte établi et annoté par Jean Pierre Jackson

Un volume de 360 pages format 15 cm x 21 cm
Attention ! Cette édition n'est pas un fac-simile (plus ou moins médiocre) d'éditions anciennes. Le texte a été entièrement ressaisi et annoté, l'orthographe et la ponctuation ont été modernisées.


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