« De bonne heure j’en suis venu à me demander si Jésus a vraiment existé. La question peut paraître étrange, déraisonnable, extravagante. C’est bien ainsi que moi-même je l’ai jugée d’abord. J’avais à son sujet un fort parti pris. Mais ce n’était pas celui de l’incrédulité....
« Tout système religieux fondé sur un dieu si jaloux de ses droits qu’il s’offense des actions et des pensées des hommes, un dieu vindicatif qui veut qu’on défende sa cause, une telle religion, dis-je, doit rendre ses sectateurs inquiets, turbulents, inhumains, méchants par principes...
Cet essai historique représente un cas isolé et remarquable. En effet, peu de documents sont consacrés à l’histoire de la puissance temporelle et matérielle des papes. C’est à la demande de Napoléon Ier, qui souhaite se préparer aux négociations du Concordat avec Pie VII, que Daunou, proche...
« Les hommes, pour la plupart, ne tiennent à leur religion que par habitude. Ils n’ont jamais examiné sérieusement les raisons qui les y attachent, les motifs de leur conduite, les fondements de leurs opinions. Ainsi la chose que tous regardent comme la plus importante pour eux fut toujours celle...
Le Militaire philosophe du baron D’Holbach et de Jacques Naigeon n’avait pas été réédité depuis 1770. Lorsque les auteurs écrivent : « L’ouvrage que nous donnons existait depuis fort longtemps en manuscrit dans les bibliothèques de plusieurs curieux », ils font allusion aux Difficultés...
« Si peu que nous sachions de sa vie, devons-nous considérer Jésus comme un personnage réel de l’Histoire, ou bien sa figure humaine ne nous représente-t-elle qu’une construction de la foi, une combinaison, animée par elle, de mythes et de légendes ?
Tel est le problème que je me propose...
« Le bonheur que promet la religion, de quelle qualité est-il ? Consiste-t-il dans l’action, dans le repos ? Dans l’ignorance absolue ou dans la connaissance claire de certaines vérités satisfaisantes dont la vision suffit pour rendre heureux ? C’est ce qu’on ne sait pas encore....
« Leur piété ne consistait qu’à condamner l’impiété des autres, dont ils épiaient la conduite non pour les ramener mais pour les diffamer. Qu’ils blâmaient ou louaient les personnes non à cause de leur mauvaise vie mais selon le parti qu’ils avaient embrassé. Qu’ils admiraient...