D’Holbach, dont Coda a entrepris la publication intégrale, est le grand auteur matérialiste et athée des Lumières. Collaborateur de l’Encyclopédie, à laquelle il a confié les articles consacrés à la chimie et à la géologie (les découvertes de son temps ruinèrent la chronologie biblique),...
L'ANTIQUITÉ DÉVOILÉE par ses usages, ou Examen critique des principales opinions, cérémonies & institutions religieuses & politiques des différents peuples de la Terre, parue en 1766, est officiellement attribuée à « feu M. Boulanger ». Plusieurs bibliographes l'attribuent dès le XIXe siècle à D'Holbach....
L’Esprit du judaïsme
ou Examen raisonné de la loi de Moïse
et de son influence sur la religion chrétienne
suivi de
David,
ou L’Histoire de l’homme selon le cœur de Dieu
Ces deux livres devenus rares publiés anonymement en 1768 et 1770...
Ce premier Recueil contre la religion regroupe plusieurs textes parus clandestinement et anonymement au XVIIIe siècle, présentés comme des traductions de brochures anglaises. Issus de la « fabrique holbachienne », ils sont contemporains du Christianisme dévoilé, de La Contagion sacrée, de La Théologie...
« Dire à un homme de penser comme vous, n’est-ce pas vouloir qu’un étranger s’exprime de même que vous ? Punir un homme pour ses erreurs, n’est-ce pas le punir pour avoir été éduqué différemment de vous ? Si je suis un incrédule, m’est-il possible de bannir de mon esprit...
« Prêcher l’intolérance, c’est embraser tout l’univers. Un gouvernement sage ne devrait se montrer intolérant que pour les opinions des frénétiques, des fous dangereux ou des fourbes intéressés et cruels qui excitent les citoyens à se haïr les uns les autres à cause de la diversité...
« L’expérience de tous les temps nous prouve que ce fut toujours dans les sociétés les moins éclairées que les prêtres eurent le plus d’ascendant ; c’est toujours en raison de leur ignorance que les hommes ont accumulé sur les membres du clergé les richesses, les bienfaits, les honneurs....
« Leur piété ne consistait qu’à condamner l’impiété des autres, dont ils épiaient la conduite non pour les ramener mais pour les diffamer. Qu’ils blâmaient ou louaient les personnes non à cause de leur mauvaise vie mais selon le parti qu’ils avaient embrassé. Qu’ils admiraient...